Mieux produire

Le 4-05-2010 par Challenge Bibendum

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Points clés :
Les impacts environnementaux de la fabrication des pneus sont limités. Michelin s’attache à les réduire encore en s’appuyant sur le déploiement de systèmes de gestion rigoureux et un important effort de formation et d’implication de tous ses collaborateurs.

Évaluer la performance environnementale des sites

Michelin s’est doté d’un standard interne pour piloter la performance environnementale de ses sites industriels. Tous les sites industriels sont certifiés ISO 14001, à l’exception d’un site acquis en 2006, celui de Tigar en Serbie qui le sera en 2010. Les sites de transformation de caoutchouc naturel du Groupe, les principales implantations du Centre de Technologies et le siège social de Clermont-Ferrand sont également certifiés.

Le Système de Management Environnemental Michelin (SMEM) est en place dans 98 % des sites de R&D, de production et de plantations acquis depuis plus de cinq ans. Son déploiement est en cours dans les centres logistiques. L’objectif est d’intégrer la prévention des risques pour faire évoluer le SMEM vers un Système de Management Environnement- Prévention (SMEP) sur tous les sites industriels d’ici 2011. Plus de 70 % des sites industriels avaient mis en place un SMEP à fin 2009.

Un réseau Environnement et Prévention d’une centaine de spécialistes et une équipe dédiée sur chaque site traitent les questions d’environnement, d’hygiène, de sécurité au travail et de prévention des risques industriels.

Des objectifs ambitieux

Un indicateur de performance environnementale des sites, le MEF, Michelin sites Environmental Footprint, est intégré au tableau de bord du Groupe et fait l’objet d’un reporting trimestriel. L’objectif de réduction du MEF est de 30 % en 2013 par rapport à 2005. En 2009, malgré la baisse conséquente des volumes de production, le MEF est resté stable, avec une valeur de 78,1. Les progrès réalisés sur la génération de déchets, leur recyclage et les émissions de CO₂ se poursuivent malgré la crise économique. La réduction de la production en 2009 masque les progrès réalisés en annulant les effets d’échelle.

Efficacité énergétique et énergies renouvelables

À fin 2009, plus de 84 sites ont fait l’objet d’un audit énergétique et élaboré un plan d’actions. Beaucoup sont déjà en audit de suivi. L’ensemble des sites industriels du Groupe aura été diagnostiqué en 2010. Le déploiement de projets énergies renouvelables se poursuit sur les sites industriels, faisant suite au diagnostic effectué en 2008, en liaison avec leur environnement local. D’autres projets d’envergure s’ajouteront aux installations déjà en place qui permettent d’économiser annuellement des rejets de 30 000 tonnes de CO₂ en 2008, 23 000 tonnes en 2009.

L’installation de deux unités d’éoliennes en Irlande du Nord est prévue pour 2010. Un système d’alimentation en vapeur produite par combustion de biomasse est en cours de mise en place sur deux sites en France. De nouvelles installations solaires en toiture en France et en Allemagne pour près de 2 MW supplémentaires verront le jour l’an prochain. Avec déjà 11 MW produits par près de 300 000 m2 de toitures industrielles recouvertes de panneaux photovoltaïques en Europe, Michelin se positionne en leader.

Moins de COV et de déchets

Le déploiement de procédés de fabrication sans solvants et la gestion rigoureuse des vapeurs se sont concrétisés par une nouvelle réduction des émissions de COV (Composés Organiques Volatils). Pour produire une tonne de pneumatiques, Michelin émet 2,9 % de COV en moins par rapport à l’année précédente. En 2009, cela représente 2 000 tonnes de COV qui n’ont pas été rejetées dans l’atmosphère. Le système de qualité “Bon du premier coup” diminue les rebuts grâce à une meilleure maîtrise des productions.

Des objectifs sont fixés dans tous les ateliers pour réduire les déchets de fabrication. Les chutes de gommes, nappes textiles et métalliques sont réincorporées autant que possible dans le processus de fabrication. Michelin favorise la mise en place de filières de valorisation pérennes pour les chutes non réintégrables dans son procédé de fabrication et les autres déchets industriels, pour tendre vers un taux de mise en décharge de 0 % en 2013.

Économiser l’eau

Les usines du Groupe utilisent l’eau pour des besoins de refroidissement et de climatisation. Pour limiter les prélèvements, les circuits de refroidissement ouverts sont progressivement remplacés par des systèmes en boucle fermée. Un suivi attentif des consommations permet de prévenir les risques de fuite et de gaspillage.

Quelques exemples (données 2008 comparées à 2005) :

Fort Wayne (États-Unis) : consommation d’eau réduite de 40 %, en agissant sur 3 leviers :

  • mise en boucle fermée des systèmes de refroidissement ;
  • suppression des fuites du système de protection incendie ;
  • amélioration de la qualité du traitement (moins de purges).

Alessandria (Italie) : consommation d’eau réduite de 24 % grâce à l’optimisation de la réutilisation d’eau de la chaufferie.

Victoria (Roumanie) : consommation d’eau réduite de 19 % grâce à la réduction des fuites de conduites d’eau et de vapeur.

Protéger la biodiversité et les écosystèmes

Au-delà de ses actions à Bahia (Brésil), Michelin a engagé plusieurs programmes d’études et de protection de la biodiversité sur ses sites.

• En Hongrie, le Groupe a testé sur son usine de Nyiregyhaza la méthode ESR (Ecosystems Services Review) du WBCSD qui permet d’évaluer les liens entre activité industrielle et écosystèmes. L’expérimentation d’une autre méthode sera conduite en 2010.

• Dans le sud de l’Espagne, le Centre d’Expérimentation Michelin d’Almeria (CEMA) occupe 4 500 ha dont 1 500 sont intégrés au parc naturel de Cabo de Gata Nijar. Cette zone volcanique désertique abrite des espèces très spécifiques, voire uniques. Certifié ISO 14001, le CEMA est complètement intégré à cet environnement qu’il contribue notamment à protéger de l’érosion : plus de 30 000 arbres et arbustes ont été plantés.

• En France, sur le site de Cholet, une zone humide a été reconstituée à l’initiative de collaborateurs passionnés. La création d’un plan d’eau a permis d’attirer de nombreuses espèces. Un partenariat avec l’Office du tourisme de Cholet permet d’accueillir et de sensibiliser les visiteurs à ces zones aussi riches que fragiles.

• Aux États-Unis, Michelin participe au programme Wildlife And Industry Together (W.A.I.T.) qui encourage la protection des habitats des espèces sauvages sur les terrains des entreprises. Le centre d’essais de Laurens, le centre de recherche de Greenville, les usines de Lexington, Sandy Springs et Starr sont certifiés W.A.I.T.

• En 2010, une nouvelle approche de l’évaluation de l’interaction de nos sites avec les écosystèmes se mettra en place avec un organisme indépendant.

La logistique, nouveau champ de progrès

Michelin a évalué en 2008 les émissions de CO₂ liées au transport maritime de ses marchandises et produits finis selon les coefficients du Clean Cargo Group : elles se sont élevées à 185 000 tonnes.En Europe, les émissions liées au transport des produits semi-finis et à la distribution de ses pneumatiques en Europe sont évaluées annuellement à 295 000 tonnes de CO₂. Cette première estimation va permettre de mettre en œuvre des actions de réduction.

Michelin participe au sein de l’Alliance for European Logistics à la promotion des European Modular Systems. Le Groupe organise ses transports terrestres pour réduire les kilométrages parcourus à vide, optimise ses implantations logistiques pour en améliorer le taux d’utilisation et sensibilise ses prestataires de transport à l’écoconduite et à la bonne utilisation des pneumatiques. Aux États-Unis, Michelin participe au programme SmartWay Transport Partnership de l’EPA (Environmental Protection Agency) : plus de 50 % de ses marchandises sont confiées à des transporteurs certifiés par l’EPA qui s’engagent à améliorer leur propre performance en optimisant les tournées, en équipant leurs flottes de systèmes de gestion automatique de la pression ou de pneus basse résistance au roulement. Michelin agit aussi en améliorant la planification des chargements et en optimisant le chargement des camions.

Pour aller plus loin...



Catégories : Energie - Mobilité durable

Mots clés : CO2 - -