Agir pour des routes plus sûres

Le 9-05-2010 par Challenge Bibendum

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Points clés :
Chaque année dans le monde, on dénombre 1,3 million de morts sur les routes, et 50 millions de blessés. Avec l'augmentation du nombre de véhicules en circulation, notamment dans les pays émergents, le défi humain et économique de la sécurité routière est considérable.

Trop de victimes sur les routes

Chaque année, les accidents de la route sont à l'origine de près d'1,3 million de personnes tuées dans le monde, et 50 millions de blessés, dont 7,8 millions de personnes gravement blessées. Cette situation implique un fardeau financier difficile à porter pour les familles et la communauté : près de 2 % du PIB mondial.

Environ 90 % de ces drames se produisent dans des pays à faibles et moyens revenus bien qu’ils ne représentent même pas la moitié du nombre total de véhicules. Ce sont justement ces pays où le mélange véhicules / usagers vulnérables de la route accroît le risque, que l’augmentation du nombre de véhicules va être la plus forte. Avec l'intensification du trafic, la facture va être encore plus salée. Selon certaines prévisions, on pourrait atteindre 2 millions de personnes tuées d’ici 2020.

Les accidents ne sont pas le prix à payer pour l'accès à la mobilité

La plupart des collisions ont des causes connues, elles sont donc prévisibles et évitables. La preuve en est que la situation s’est largement améliorée dans les pays à revenus élevés et ce, malgré l'augmentation du trafic. La sécurité routière dépend de l’interaction des trois principaux facteurs : les infrastructures routières, les véhicules et les usagers de la route. Le comportement des automobilistes est la première cause d'accidents. Cependant, l’optimisation des véhicules tout comme des infrastructures routières pourra permettre de réduire le risque d’accidents.

La mobilité sans la sécurité n’est pas durable

D’autres enjeux de la mobilité durable, tels que la congestion, la pollution et les économies de carburant, influent tous sur la sécurité routière et interagissent avec elle. La mobilité sans la sécurité n’est pas durable. Une approche systémique nécessite un engagement et une interaction des constructeurs automobiles et des ingénieurs responsables de la construction des routes, des opérateurs et des fournisseurs de services d’infrastructure et enfin, mais surtout, des usagers de la route.

Prendre le problème à bras le corps

Le « World Report on Road Traffic Injury Prevention » (Rapport mondial sur la prévention des traumatismes dus aux accidents de la circulation) donne quelques recommandations générales : le problème est mieux traité d’un point de vue national avec un organisme directeur chargé de la coordination ; les politiques et les mesures en matière d'infrastructure doivent protéger tous les usagers de la route et en particulier les usagers vulnérables ; l’harmonisation des réglementations sur les véhicules et la sécurité routière est essentielle ; le renforcement de l'application des réglementations en vigueur et leur amélioration, si nécessaire, sont indispensables ; des programmes de sécurité au travail peuvent également être utilisés pour toucher le grand public.

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Mots clés : Accidents - Infrastructure - sécurité - Transport